Quel est le rapport entre divorce monoparentalité et délinquance juvénile ?

La famille des temps modernes n’a plus le même schéma qu’avant, avec les pressions sociales, la famille subit une pression très appuyée qui pèse sur la stabilité des couples et des familles. La majorité des divorces de nos jours sont dus à la pression quotidienne que vivent les parents et qui flanchent à un moment ou un autre pour aller chercher une meilleure situation dans la solitude ou auprès d’autres personnes.

Il est devenu presque impossible de vivre avec sa famille tellement la vie moderne requiert de courir après mille et une choses à la fois, le mode de vie imprégné de consumérisme ne permet aucun répit. On rentre à la maison en fin de journée claqué et fatigué pour aller dormir et retrouver un lendemain qui ressemble à la journée qui vient de s’écouler.

Parents divorcés et monoparentalité

Plusieurs jeunes enfants et adolescents se retrouvent, de nos jours, dans une situation psychoaffective précaire et instable à cause de la situation parentale qu’ils vivent, il y a de plus en plus de familles avec :

  • Une mère célibataire ;
  • une mère divorcée ;
  • un père divorcé.

Ces familles recomposées ou monoparentales provoquent beaucoup de problèmes chez les enfants pré-pubères et les adolescents. On recense près de 21 % d’enfants en France qui vivent dans une famille monoparentale, ce qui est un chiffre énorme si l’on doit considérer cela comme un manque chez les enfants, celui de ne pas avoir leurs deux parents ensemble pour leur épanouissement. Beaucoup d’enfants qui passent par des crises identitaires ou affectives trouvent des difficultés dans leur scolarité ou des problèmes relationnels avec les autres à cause de cette situation familiale.

Délinquance juvénile et monoparentalité

Le divorce et la monoparentalité créent surement une carence et de la fragilité chez l’enfant, mais cela ne veut pas dire qu’il va automatiquement devenir délinquant, seulement, statistiquement, beaucoup de délinquants sont issus de familles décomposées ou recomposées.

Il faut noter qu’il y a une grande différence entre un enfant qui a toujours vécu avec un de ses parents et un enfant qui a vécu la séparation et la crise relationnelle de ses parents, cette dernière situation est plus traumatisante, tandis que la première peut juste provoquer un manque sans aucune stigmatisation émotionnelle.

Les enfants, à l’age du pré-scolaire, ne peuvent pas comprendre le divorce et voient juste l’absence de l’un des parents, ce qui va provoquer une culpabilité inconsciente qui les rend stressés et agressifs en général.

Certains enfants plus âgés sont soulagés lorsque le divorce est concret, car cela signifie la fin des conflits et des tensions qu’ils vivaient lors de la période conflictuelle juste avant le divorce. La fin de cette guerre entre les parents peut soulager certains enfants, comme cella peut en perturber d’autres.

Pour les couples recomposés, la majorité des enfants vivent très mal le remariage de l’un de leurs parents, surtout celui qui a leur garde, rares sont ceux qui s’adaptent à cela après un temps d’adaptation.

Un enfant qui vit avec un seul parent a plus de chance de se retrouver livré à lui-même par un manque de temps matériel, si cet enfant va trouver refuge auprès d’autres adolescents dans son environnement immédiat, il a plus de chance de tomber dans des milieux défavorisés, surtout dans des quartiers où des parents en situation de difficulté finissent par atterrir, les cités HLM et l’oisiveté peuvent pousser vers la délinquance même avec des enfants qui vivent avec leurs deux parents.

Les parents divorcés et les familles monoparentales traversent souvent des périodes difficiles, surtout pendant la période d’adolescence de leurs enfants qui peuvent se retrouver facilement dans la délinquance, cela ne veut pas dire que c’est la seule cause de la délinquance chez les adolescents.

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