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Les familles monoparentales et la lutte contre l’exclusion sociale

Depuis une vingtaine d’années, le nombre de familles monoparentales a beaucoup augmenté en France, des statistiques prouvent qu’un enfant sur trois sur le continent européen passe déjà une partie de son enfance avec uniquement un seul de ses parents.

En étant parent, on bénéficie généralement de soutien communautaire, mais malheureusement et dans la plupart des cas, ce soutien est beaucoup plus restreint pour les familles monoparentales, ce qui nous laisserait même parler d’exclusion sociale : entre pauvreté, logements de moins bonne qualité et des restrictions de consommation diverses, ce type de famille souffre énormément.

Restrictions de consommation pour quelques familles monoparentales

Environ 30% des familles monoparentales n’ont pas les moyens suffisants pour couvrir les dépenses essentielles et équilibrer un budget qui puisse leur permettre de vivre agréablement avec leurs enfants. De plus, environ un quart des familles monoparentales subissent des restrictions de consommation, ce qui représente un énorme pourcentage si on le compare aux 7% des couples avec enfants qui ont des restrictions. Ce type de restriction de consommation peut se montrer sous divers formats, comme le fait de ne pas pouvoir se permettre trois repas dans la journée, de ne pas prendre de vacances ou de maintenir la maison à la bonne température en été ou en hiver.

Les familles monoparentales particulièrement vulnérables à la pauvreté

20% des familles monoparentales vivent en dessous du seuil de pauvreté, ce qui ne leur permet pas de vivre comme les autres familles. Souvent, la précarité survient subitement, que ce soient après un divorce ou après la mort de l’un des parents. Ensuite, les fragilités commencent à s’accumuler : avoir des enfants à la charge d’une seule personne, la difficulté de travailler dans un poste à haute responsabilité tout en gardant les enfants à la maison, les frais de garde engendrés (nounous, crèches, écoles privées, etc.) et pleins d’autres problèmes qui conduisent beaucoup de mères de familles monoparentales (dans la majorité des cas, le parent est une femme) à même renoncer à leur emploi afin de pouvoir s’occuper de leurs enfants notamment quand ces derniers sont en bas âge et ont besoin de beaucoup d’attention.

Sans travail, ces mères ou pères bénéficient de l’allocation de parent isolé percevant ainsi un minimum social, mais c’est loin d’être suffisant pour faire vivre toute une famille.

Un quart des familles monoparentales se retrouvent dans un seuil critique de pauvreté, car obstacle après obstacle, beaucoup de parents finissent par s’installer longuement dans la pauvreté et n’arrivent plus à relever la tête.

Des logements de moins bonne qualité pour les familles monoparentales

Contrairement aux autres familles à deux parents, la plupart des familles monoparentales disent que leurs logements sont de moins bonne qualité que les autres. Ceci prouve qu’elles souffrent d’exclusion sociale. Ces logements sont très petits malgré le nombre d’enfants. Ils sont mal chauffés et mal situés la plupart du temps.

De plus, le prix du mobilier est très élevé, ce qui ne leur permet pas d’en acheter, et ce, surtout s’ils vivent dans une grande ville. C’est donc rare de trouver une famille monoparentale avec un logement correct et bien meublé.

Les logements qui leur conviennent le plus sont les logements sociaux, mais ces derniers ne sont présents que dans les grandes villes. Ceci les obligerait à déménager même s’ils n’en ont pas envie.

Les aides existantes pour les familles monoparentales

Bien que nous soyons quasiment d’accord que les familles monoparentales souffrent de marginalisation et d’exclusion sociale, ces dernières ont quand même droit à quelques aides comme :

  • les pensions alimentaires,

  • les aides sociales,

  • les aides pour les initiatives d’entreprise (pour le parent).

Il est à noter également, que pour le cas des familles monoparentales qui le sont à cause d’un divorce, la loi oblige le versement d’une pension au parent qui se charge des enfants. Néanmoins, nous ne vivons pas dans un monde parfait, effectivement près de 40% des pensions ne sont pas payées.

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